Abitibi-Témiscamingue

Jouer à la radio

Francis Murphy, Geneviève Béland et Paul-Antoine Martel s’attaquent à la paresse intellectuelle dans leur émission de radio Quand pensez-vous ?, où se côtoient réflexions et rigolade. Rencontre avec trois amis qui refont le monde à la radio, pour le plaisir, à leur façon.  

Tisser des liens par la nature 

En langue algonquine, Kinawit signifie « nous inclusif ». D’abord conçu pour procurer une bouffée d’air frais aux autochtones urbains de la région de Val-d’Or, le lieu s’est au fil du temps doté d’un volet touristique favorisant les rencontres entre autochtones et allochtones. Il embrasse désormais toutes les ramifications qu’implique son nom.

L’or en dessous

En 2011 ont été fondées les éditions du Quartz, maison d’édition abitibienne qui publie des ouvrages variés dans le but de faire sortir des coins sombres les manuscrits oubliés. Toujours régionale mais pleine d’ambition, la maison cherche maintenant à faire sa place dans le panorama de la littérature québécoise. Portrait d’une coopérative qui a le vent dans les voiles.

Culture inclusive

La Cabane permet à tous les nostalgiques de faire revivre un lieu qu’ils ont fréquenté et aimé. L’endroit a abrité au fil des ans l’entreprise pour enfants Pirouette et Girouette, le ténébreux bar Le Dundee ou encore une boucherie, il y a très longtemps. Voilà qu’aujourd’hui, c’est un espace inclusif qui revêt une signification particulière pour chaque citoyen.

Conquérir la Kinojévis

Il y a 40 ans, une gang de hippies du fond du rang 5 a eu une illumination: ils allaient défier les rapides juchés sur des radeaux allégoriques, bâtis sur des chambres à air de chars, pour célébrer la Saint-Jean-Baptiste. Vous le pensez, vous avez raison, ils le savent: ils sont fous.

Multiculturalisme communautaire

Au dernier pow-wow de la communauté autochtone de Lac-Simon, en Abitibi, de nouveaux habits traditionnels étaient visibles au milieu des danseurs. Parmi les couleurs éclatantes et les élégantes plumes des regalias anishinabées, on pouvait découvrir d’amples vêtements aux couleurs tout aussi éblouissantes, celles de boubous sénégalais.

Traditions d’ailleurs, saucissons d’ici

Oreskovich, Petrusich, Maciejewski, Serafinowicz, Ocheduszko… non, vous n’êtes pas en Europe de l’Est. Ces noms sont typiquement abitibiens. La Charcuterie du Nord de Val-d’Or est l’un des derniers endroits où l’on peut découvrir l’héritage culinaire et culturel de ces «fros» venus pour travailler dans les mines lors de la ruée vers l’or abitibienne des années 1920 et 1930.

Plus grand que nature

Dans l’étang situé au cœur du Refuge Pageau, les bernaches en rémission côtoient les canards sauvages qui squattent le lieu. Tout l’été, elles pansent leurs plaies; des ailes brisées, pour la plupart. L’automne venu, quand les voiliers des grands migrateurs survolent bruyamment Amos, c’est leur signal: les bernaches bien remises prennent leur envol, joignent leurs sœurs et quittent pour toujours leur asile provisoire. Mission accomplie.

Décloisonner l’art actuel

L’Abitibi a trouvé en L’Écart son épicentre pour l’art actuel: depuis 25 ans, le centre d’artistes provoque l’intérêt pour les pratiques artistiques dans la région, question de faire rayonner ses membres au-delà de la 117.

Sous une bonne étoile

Un hiver rude qui s’éternise, un été court, un passage des saisons abrupt, un sol bien souvent humide et une abondance de conifères: si on tire rapidement le portrait de l’Abitibi, ses grandes lignes n’évoquent pas d’emblée l’endroit rêvé pour se lancer dans l’apiculture. Pourtant, loin de se battre contre la nature, les vigoureuses abeilles de la région tirent de ces contraintes climatiques un miel exceptionnel, qui réchauffe les sens quand le froid s’installe.

Un peu de foin, beaucoup de broche

C’est ça, la recette du Trèfle noir, écrite en toutes lettres sur les murs de la microbrasserie de Rouyn-Noranda: un lieu un peu broche à foin, assumé, qui laisse la convivialité faire son œuvre et façonner quelque chose de typiquement abitibien.

La folie des petites grandeurs

La traversée du Témiscamingue est une immersion dans un tableau grandiose, de champs vallonneux si densément fleuris et colorés qu’ils semblent avoir été peints par les Témiscamiens pour notre seul plaisir. C’est cette vaste région tout en paysages qui a inspiré la Biennale internationale d’art miniature, dans la coquette Ville-Marie.