Culture

Un musée, un événement, une artiste…

J’attends l’autobus pour la décentralisation de l’art

Être un artiste, plus encore pour un acteur, c’est bien souvent… attendre l’autobus! En effet, la pratique artistique, les studios, les tournages, ça se passe bien souvent dans la métropole. Dans son livre publié chez Les éditions de Ta Mère, l’acteur rouynorandien Alexandre Castonguay nous raconte la relation d’interdépendance entre le centre culturel qu’est Montréal et les régions du Québec.

Un héritage méconnu

Déjà, en son temps, on l’appelle « le manoir des manoirs », tant il en impose par sa taille et son élégance. Pourtant, ce joyau de notre patrimoine bâti, restauré de fond en comble par Patrimoine canadien et le ministère de la Culture du Québec en 2000 et 2001, est peu fréquenté, faute de moyens pour l’exploiter à l’année. L’agrément d’institution muséale imminent de ce rare témoin de la vie quotidienne sous le Régime français en Amérique devrait changer la donne.

Un ancrage dans la création

Nombreux sont les retraités de la région de la capitale fédérale qui choisissent de s’établir dans la Vallée-de-la-Gatineau. Depuis huit ans, ils peuvent y trouver des repères culturels, culinaires et technologiques dans un seul lieu, aussi fréquenté des touristes : le Presbytère de Blue Sea.

Un art de famille

L’artisanat et l’art occupent une place de choix dans la maisonnée Dumont-Rondeau : Stéphane est ébéniste et Émilie artiste visuelle. Depuis peu, leur fils, Mano, s’intéresse au street art. Rencontre avec trois créateurs qui illustrent le nécessaire compromis que tout artiste doit faire avec le réel.

La complémentarité pour la communauté

Chaleureux bar-librairie de Rouyn-Noranda, Livresse n’a pas tardé à se tailler une place de choix dans un paysage industriel où se côtoient les cheminées de la Fonderie Horne et une concentration culturelle marquée par de nombreux lieux de diffusion. Retour sur une première année d’existence placée sous le signe de la constante réinvention.

Utopie en cours

À l’été 2019, la franche réussite de Naval, le premier spectacle du Cirque de la Pointe-Sèche, est à la hauteur de la folie du projet lui-même : créer, entre amis, un cirque extérieur, au pied d’une paroi rocheuse qui s’intègre au spectacle, dans un village de trois cents âmes au Kamouraska. Rencontre avec Elyme Gilbert, cofondateur du cirque, pour tenter de comprendre les raisons de ce succès.

Le retour à la terre de Jacques Michel

En Abitibi-Témiscamingue, le Festival des guitares du monde est l’un des événements culturels phares du nord-ouest québécois. De Joe Satriani à Jacques Michel, c’est une histoire de chaleur humaine, de fierté et d’enracinement régional qui s’écrit chaque année à la fin du mois de mai.

Des pièces qui résonnent

Le Théâtre Bluff aura 30 ans l’an prochain. Les codirecteurs artistiques Mario Borges et Joachim Tanguay réussissent le double pari d’ancrer la compagnie dans la communauté qui l’a vu naître, Laval, tout en propulsant à l’international ses créations universelles à propos de l’adolescence. 

Quand l’amour fait déplacer 40 000 personnes

Tous les ingrédients étaient là pour produire un bon film : un village patrimonial bercé par un fleuve immense et flanqué d’imposantes montagnes ; le « showbiz » ; et, surtout, le rêve un brin naïf d’un gars qui voulait créer un énorme festival pour donner envie aux jeunes de rester dans sa région. Et c’est un happy ending, parce que le rêve est devenu réalité.

Des espaces pour partager la culture

La Coop Nitaskinan est une coopérative de solidarité autochtone réunissant des membres travailleurs et de soutien qualifiés, prêts à relever les défis qui s’offrent à eux tout en embrassant des valeurs qui leur sont chères. Rencontre avec Karine Awashish, cofondatrice et femme engagée, érudite et grande passionnée du partage d’idées. 

Jouer à la radio

Francis Murphy, Geneviève Béland et Paul-Antoine Martel s’attaquent à la paresse intellectuelle dans leur émission de radio Quand pensez-vous ?, où se côtoient réflexions et rigolade. Rencontre avec trois amis qui refont le monde à la radio, pour le plaisir, à leur façon.  

Le décorum aux oubliettes

La cloche sonne. Les poètes montent dans le ring le temps d’un corps à corps textuel. Ça saute de la troisième corde pour attaquer l’adversaire à grand coup de rhétorique. On fait la prise de l’ours aux conventions du genre sur trame sonore de death métal. Défaite de la poésie traditionnelle par KO technique. On est au gala de « luttérature » de l’Off-festival de poésie de Trois-Rivières, et il y a de quoi revirer l’Académie Goncourt ou sa petite cousine québécoise dans ses shorts